Point d’avancement du projet du parking Nord

À Coaraze, trouver des places de parking a toujours été une préoccupation des habitants. Les véhicules y colonisent les places et les voies d’accès au village.

Parking Nord

Dans un contexte peu favorable à ce type d’aménagement,  l’idée d’un parking de proximité prend forme en 2013 avec l’acquisition du terrain au nord du village.

L’intervention de Mme Balliot architecte avec le groupement de maîtrise d’œuvre ACTOM-SETEC, a permis ensuite de concevoir le projet répondant à nos besoins et aux contraintes du site .

Aujourd’hui le chantier mis en oeuvre par l’entreprise Gastaud se développe , les terrassements se terminent et les premiers éléments du bâtiment vont apparaître.

>> Plus d’infos sur le projet du parking Nord

Compte-rendu du Conseil Municipal du 23 mai

Bien étrange Conseil que celui vécu samedi 23 mai par les quinze conseillères et conseillers éluˑes le 15 mars dernier, mais entréˑes effectivement en exercice le 18 mai seulement. Il fut particulier à plus d’un titre :

    • en raison de la longue période de flottement avec des éluˑes sortant-es assurant quand même leurs tâches, et des éluˑes pas encore officiellement éluˑes, mais prenant déjà en main leurs nouveaux rôles
    • en raison aussi du lieu, inédit, la salle des Cadrans solaires, plus vaste que la salle du conseil et donc plus apte à assurer le respect des distances de sécurité sanitaire
    • en raison enfin, et surtout, de l’absence du public, si nombreux habituellement pour le rendez-vous d’intronisation des nouvelles et nouveaux élu-es.
    Le conseil, ouvert par Monique Giraud-Lazzari, a ensuite été présidé pour l’élection du maire par le doyen d’âge, Jean-Claude Cappatti.

Élue à l’unanimité, Monique Giraud Lazzari, est de nouveau maire de Coaraze pour un troisième mandat. Ont ensuite été éluˑes – à l’unanimité – les adjointˑes :

    • 1er adjoint : Gérard Saramito
    • 2e adjoint : Jean-Claude Cappatti
    • 3e adjoint : Eva Berton-Faure
    • 4e adjoint : Alain Ribière

Après une pause pour la photo “officielle” de la nouvelle équipe au complet au jardin public, derrière la mairie, la séance du conseil a repris avec les votes :

    • des délégations de signature
    • des délégations de fonction aux adjointˑes
    • des délégations aux autres éluˑes
    • des délégations de pouvoir au maire
    • des représentantˑes au sein des commissions obligatoires et thématiques
    • des représentantˑes aux assemblées (CCPP)
    • des indemnités aux éluˑes

     

  • Les adjointˑes délégué-es à :
    Gérard Saramito / travaux
    Jean-Claude Cappatti / affaires sociales
    Eva Berton-Faure / finances
    Alain Ribière / culture

Les conseillerˑes délégué-es à :
Christine Torri / vie scolaire
Joao Cipriano / voirie et bâtiments communaux
Albert Philip / eau et assainissement

Les conseiller-es en charge de :
Olivier Henry / environnement
Cécile Rohaut / santé
Nicolas Delorme / numérique
Laperdrix Dominique / tourisme
Fabien Guglielmino / sport – festivités – agriculture
Maud Régent / communication
Flore Lempereur / social – jeunesse

Les représentants à la Communauté de Communes du Pays des Paillons :
Monique Giraud-Lazzari
Gérard Saramito

Concernant les indemnités aux éluˑes, deux décisions importantes ont été prises : afin de ne pas peser sur le budget de la commune, l’augmentation des indemnités permise par l’État n’a pas été retenue.

Il a été décidé que les conseillères et conseillers recevront désormais une indemnité (liée à leur fonction), ces indemnités étant prélevées sur l’indemnité du maire. Les indemnités sont donc les suivantes : maire : 697,43€ / adjointˑes : 180€ / conseillerˑes déléguéˑes : 130€ / conseillerˑes en charge de : 50€

Suite à cette décision du conseil, qui revoit à la baisse les indemnités du maire et des conseillers délégués, une économie de 13 496,16€ est faite sur le budget de fonctionnement de la commune.

Ouvert à 10h45, le conseil s’est achevé à vers 13 h.

>> Lire l’intégralité des Procès Verbaux des conseils municipaux de Coaraze

Tenue du 1er Conseil Municipal le 23 mai

Les membres du conseil municipal sont convoqués dans la salle des Cadrans solaires, pour la réunion qui aura lieu samedi 23 mai 2020 à 10h.

La séance se déroulera à huis-clos et fera l’objet d’un enregistrement

ORDRE DU JOUR

  • DEL : Election du Maire
  • DEL : Détermination du nombre d’adjoints
  • DEL : Election du 1er adjoint
  • DEL : Election du 2ième adjoint
  • DEL : Election du 3ième adjoint
  • DEL : Election du 4ième adjoint
  • DEL : Délégations de signatures
  • DEL : Délégations de fonctions aux adjoints
  • Désignation des conseillers municipaux délégués
  • DEL : Délégations de fonctions aux conseillers délégués
  • Désignation des fonctions des conseillers
  • DEL : Délégations de fonctions aux conseillers
  • DEL : Délégations de pouvoir du CM au Maire
  • DEL : Désignation des représentants au sein des commissions obligatoires
  • DEL : Désignation des pilotes des commissions thématiques et leurs membres
  • Désignations des représentants aux assemblées
  • Indemnités des élu(e)s
  • Questions diverses

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Commémoration inaccoutumée de la Victoire de 1945 ce vendredi 8 mai

Commémoration inaccoutumée de la Victoire de 1945 ce vendredi 8 mai, Madame Le Maire, Monique Giraud-Lazzari, a lu son discours, établissant un parallèle osé entre la Seconde Guerre Mondiale et la crise sanitaire mondiale actuelle, devant une assemblée restreinte, composée de membres de l’équipe municipale sortante et de l’équipe municipale élue le 15 mars dernier.

L’étendue de la place du château, par une belle matinée ensoleillée, permettait de respecter sans difficulté les distances de sécurité sanitaires nécessaires.

Moments d’émotion avec la diffusion de Bella Ciao, de La Marseillaise et surtout le dépôt de gerbe confié à Cécile Rohaut et Fabien Gugliermo, membres de la nouvelle équipe municipale, qui travaillent au quotidien dans le milieu hospitalier.

Chacune et chacun s’est séparé avec en tête l’interrogation finale du discours de Madame le Maire, « Et nous, quand pourrons-nous crier victoire sur ce monde en voie de déshumanisation et d’incertitude ? », partageant l’incertitude temporelle, mais aussi la certitude de la victoire.

 

Discours de Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945

“Chères Coaraziennes, Chers Coaraziens,

Ce 8 mai 2020 est une date très particulière dans le déroulement des cérémonies officielles !

Pas de public sur la place du Château, pour ce jour d’hommage aux combattants de la deuxième guerre mondiale il y a plus de 75 ans. Pas de fidèles pour rendre hommage aux Morts pour la France et pour célébrer la libération le 8 mai 45 du joug de l’oppression et de l’horreur.

Non pas que le devoir de mémoire ait été oublié mais, confinement oblige, le rassemblement public n’est pas autorisé afin de protéger les gens contre un ennemi invisible, le coronavirus! Comble de l’ironie! La liberté tant défendue mondialement étouffée par un micro-organisme !

Ce sont les mots qui vont nous réunir pour fêter cette Victoire !
Victoire sur la barbarie !
Victoire sur la folie des hommes !
Victoire sur l’oppression programmée d’êtres humains par d’autres êtres humains.

Honorons celles et ceux qui l’ont gagnée avec courage, avec détermination : les alliés, les résistants, les Forces françaises libres constituées de nombreux combattants d’Outre- mer, les Républicains espagnols, les gens “d’en-bas”, les femmes, moins souvent dans la lumière, mais qui ont aussi agi dans leur quotidien pour faire reculer la barbarie.

N’oublions pas les souffrances endurées par cette génération qui a été sacrifiée pour nous, pour que nous puissions vivre libres.

La nouvelle équipe élue aux élections municipales du 15 mars 2020 mais pas encore en fonction, et l’équipe sortante vous représenteront en déposant une gerbe aux Monuments aux Morts ce 8 mai 2020 puis, sur les coups de midi, nous lèverons, chacun chez soi, le verre de l’amitié en chantant la Marseillaise. Et, si vous en éprouvez le désir, laissez flotter le drapeau Bleu-Blanc-Rouge à votre fenêtre : le confinement interdit beaucoup, mais pas l’expression collective de solidarité et de mémoire.

La liberté

Contradictoirement, vivre libres n’est pas d’actualité depuis le 17 mars 2020, par force, par nécessité, par une loi déclarant l’état d’urgence sanitaire (prolongé jusqu’au 24 juillet) qui signifie que l’État suspend le temps et le droit du travail, ordonne l’activité économique et régule la liberté de circulation.

Bien sûr le but est de surveiller et de pister le Covid 19, l’empêcher de se propager comme se sont propagées les idées fascistes, racistes et dictatoriales qui ont conduit à la 2e guerre mondiale. Mais que cela ne nous empêche pas de rester vigilant pour la suite, pour l’après virus !

La guerre

Qui l’a faite ? 100 millions de combattants de 61 nations !

L’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie a provoqué la déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre et, par un système d’alliances, le conflit s’est enflammé et est devenu planétaire.

On nous parle aujourd’hui de guerre contre un virus, peut-être sorti d’un laboratoire par mégarde ou d’un morceau de pangolin. Un seul ennemi contre le reste de l’humanité. Alors un parallèle avec la 2e guerre mondiale est peut-être osé, mais il est instructif.

Celles et ceux qui n’ont connu la guerre mondiale que dans les livres ou dans les souvenirs de leurs aînés sont confrontés à la réalité d’une lutte quotidienne contre un envahisseur dangereux pour la survie de l’humanité et devront réagir – ou pas – aux conséquences de cette catastrophe annoncée.

Pourquoi l’a-t-on faite ?

Les causes de la guerre de 39-45 sont multiples, les unes profondes, les autres plus ponctuelles.

Elles sont le reflet de réactions humaines : l’esprit de revanche des pays humiliés par les vainqueurs de la 1ère guerre mondiale, la mésentente entre ces mêmes vainqueurs incapables d’appliquer les décisions prises lors de la création de la Société des nations qui condamne la guerre comme outil politique, l’expansionnisme des puissances en mal d’espace soutenues par une politique d’armement, l’adhésion aux idéologies national- socialistes, la crise économique de 1929 dont les conséquences ont été graves sur les économies fragiles entraînant chômage et récession, l’avidité des financiers et le mépris de l’autre.

En 2019, c’est le besoin d’un virus neutre, invisible, étranger au pouvoir ; un virus qui n’a aucune intention de nuire aux organismes qui l’accueillent, qui cherche à vivre et qui entraine le monde entier dans la débâcle.

Ce virus récapitule toutes les problématiques de notre système économique et social défaillant : c’est dans l’intimité de notre corps que s’installent les effets désastreux de la mondialisation : la course à la rentabilité, la délocalisation tous azimuts, l’exploitation sans frein de la nature, la sur-consommation, le capitalisme aveugle à la pauvreté…

Comment l’a-t-on faite ?

Les belligérants de la 2e guerre avaient planifié l’intervention des forces armées, ont financé largement le matériel militaire : toutes les ressources matérielles (économique, scientifique, morales, politiques) ont été mobilisées.

Lidéologie raciste a permis des crimes de guerre d’une rare violence, des massacres génocidaires, une extermination de population… entrainant les pays, dont la France, dans une récession économique, morale et sociale terrible. Tous cherchaient à redessiner les frontières des États.

La résistance et la détermination des hommes et des femmes engagéˑes dans cet enfer, contre cette logique, ont contribué à repousser les envahisseurs, mais à quel prix !

La crise sanitaire mondiale que nous vivons n’a pas de barrières, pas de ligne de front et se joue des États politiques, des idéologies et même – dans une certaine mesure – des classes sociales.

Alors qu’elle aurait pu être anticipée, nos dirigeants n’ont pas réagit à temps à l’avertissement. La seule résistance possible maintenant semble être la défiance envers l’autre, la peur de l’autre, même au sein des familles.

Ne plus passer les frontières, travailler à domicile, ne plus déjeuner au restaurant, ne plus voir ses amiˑes, ne plus embrasser ses parents, ne plus pouvoir travailler autrement qu’à distance, autant d’interdits qui pèseront sur les relations sociales et économiques après le déconfinement.

Et, surtout, comment va-t-on réagir face à l’incertitude, le doute du présent comme du lendemain, le manque de confiance et la peur de l’autre.

Nous sommes tous en ce moment des migrantes et des migrants ; des migrants dans notre propre pays !

Inutile de chercher des boucs émissaires, les juifs, les homosexuels, les noirs, les mexicains, les chinois, les étrangers… nous sommes tous dans le même bateau et nous ne sommes sûrs de rien. Gardons-nous de tirer des conclusions hâtives.

La guerre de 40 n’a pas été seulement une guerre de militaires, mais elle a impliqué tous les civils dans son carnage.

Les bombardements, la descente dans les caves, le port du masque à gaz réservé aux enfants, la queue devant la boulangerie avec les tickets de rationnement, la peur des représailles, la récession économique forcée… celles et ceux qui sont encore là pour en parler, se souviennent de tout cela, mais ressentent aujourd’hui d’autres angoisses, enferméˑes qu’ils sont dans leurs murs : ce n’est plus trop la peur de mourir mais la peur de vivre qui les tenaille et, nous tous subissons cette crise qui touche la sphère publique mais aussi l’intime.

Le décompte macabre des décès provoqués par la pandémie rythme un quotidien anxiogène et chaque soir les chiffres augmentent en même temps que les doutes s’accroissent sur leur sincérité. C’est le privilège d’une société où les médias sont rois, et impose aux personnes une vision ciblée de la situation dramatique que nous vivons, vision qui change très vite, de jour en jour, et qui nous déstabilise en détruisant le peu de certitude que l’on a encore.

Qu’a -t’elle apporté ?

La victoire du 8 mai 1945 a fait cesser le feu, a mis fin au carnage, mais n’a pas pacifié le monde ni le cœur des hommes.

Les conséquences humaines sont désastreuses. C’est la guerre la plus meurtrière connue et planifiée : 62 millions de morts dans le monde sur cinq longues années, baisse des actifs et vieillissement de la population. Elle a conduit à des émigrations massives, pour relancer l’économie et notamment l’exploitation du charbon en France.

Les tourments de la guerre ont accéléré bien des “avancées”. Bonnes ou moins bonnes ! : antibiotiques, radar, dispensaire, l’Europe et la bombe atomique ! En 1939, peu de gens aurait prédit un mouvement de libération des femmes.

Le Covid 19 s’est acharné sur nos aînéˑes, sur les personnes fragiles, en bouleversant les valeurs d’éthique et d’égalité devant la maladie.

Les Français sont inquiets, se sentent vulnérables plus qu’ailleurs en Europe. Les opinions publiques ne peuvent s’empêcher de se jauger à la lumière des indicateurs : courbes de décès, contamination, nombre de cas pour 100 000 habitants, taux de saturation

du système hospitalier… Mais « tout est solidaire, rien n’est solitaire » disait Hugo ; Il est urgent de faire société, solidarité, générosité, résilience et désir de donner du sens à notre vie, stopper cette course effrénée. Ce sont des conditions de survie et le temps est un acteur important.

Il faudra le prendre ce temps de la réflexion. Prendre le recul nécessaire sur l’instantané des réactions ; sur les réseaux sociaux en particulier qui nous font croire que l’on sait alors que ce n’est pas le cas.

Les conséquences économiques et sociales ont conduit à un rationnement des vivres, au marché noir, à une baisse du pouvoir d’achat et aux inégalités devant la récession. Les gens étaient préoccupés par les restrictions de la vie quotidienne et n’imaginaient pas leur avenir.

Après la guerre, la naissance de la Sécurité sociale et la nationalisation des entreprises essentielles à l’économie ont permis de relancer la machine et de protéger la population. La mise en place de l’État providence et du Service public était une solution radicale.

Il n’est pas interdit d’imaginer que quelque chose d’analogue se produise demain. On peut se poser des questions : l’après virus sera-t-il un retour à notre mode de vie basée sur la consommation, la dégradation de la nature, le profit, la déraison ou va-ton être capable de changer la donne ? Après une course à la privatisation, à la mondialisation, pourra-ton relocaliser, renationaliser, trouver des solutions qui prennent en compte l’humain et ses compétences, ses richesses jusqu’à présent ignorées pour la seule recherche du profit de certains ? La pratique massive du télétravail qu’entraine le confinement peut contribuer à changer le fonctionnement des entreprises encore trop hiérarchisées ou autoritaires. La crise peut accélérer aussi le retour à la production locale, l’abandon de toute cette industrie du jetable.

Le virus pourrait avoir la peau de la semaine de travail du lundi au vendredi, le passage du monde analogique au monde numérique va s’accélérer : achats en ligne, face- time pour les grands parents au lieu de visite, livres électroniques, paiement par voie électronique, vote électronique, la naissance d’un mode de vie désincarnée, aseptisée.

Il faut espérer une réaction saine d’une meilleure appréciation des contacts humains, un lien social affermi qui supprimera la peur, la perte de confiance dans notre forteresse numérique.

Quant aux conséquences politiques au sortir de la guerre, elles ont été majeures pour le XXe siècle : l’Europe est ruinée et deux mondes se sont créés : à l’ouest les démocraties parlementaires alliées des États-Unis devenus créanciers de l’Europe , à l’est les États sous influence soviétique.

Qu’en estil aujourd’hui suite à la crise sanitaire ?  La course à la meilleure gestion de la crise place la Chine au devant de la scène bien que les soupçons de mensonge érode l’image qu’elle voudrait avoir et la gestion catastrophique des États-Unis leur font perdre la face et leur puissance d’intervention et de moralisation sur le reste du monde. De même l’Europe d’aujourd’hui, qui n’a pas joué son rôle dans cette crise planétaire. Les pays démocratiques sont affaiblis, par contre ceux qui utilisent la force, la répression sont sur la pente ascendante ? que sera notre réaction ? Pourra-t-on instaurer une nouvelle gouvernance qui arrêterait de prendre les hommes pour des pions ?

Nous sommes réellement à un tournant de notre histoire avec ses doutes et ses espérances et ses peurs. Nous sommes sur le fil du rasoir, à tout moment nous pouvons basculer dans le pire comme dans le meilleur.

Le 8 mai 1945 l’Allemagne nazie reconnait sa défaite sans condition.

Les virus ont toujours existé et ne connaissent pas de fin. Même abattu, le coronavirus reviendra sous d’autres formes : seul un comportement adapté des hommes dans leurs rapports à la nature pourra peut-être le maîtriser.

Conclusion ?

La 2e guerre mondiale, aura changé la planète, et modifié la vie des gens. Qu’en sera– t-il de la pandémie du Covid 19 ?

Comment au XXIe siècle est-il possible que le virus, de l’échelle microscopique soit passé à l’échelle planétaire, au point de gripper les rouages de notre monde, secoué, mis à l’arrêt par cette crise écologique, globale, sanitaire, économique, politique et humaine ?

L’enseignement des crises passées ne nous ayant pas éclairés, ce monde tellement sûr de lui vient de chuter du piédestal où les hommes l’avait placé.

Les protagonistes de 39-40 étaient préparés, entraînés, outillés. Ils pouvaient identifier leurs ennemis. Alors que nous, avec toute la technologie sophistiquée, la science à la pointe de la recherche, nous sommes si petits, si fragiles, si incertains.

L’impréparation face à cette crise exceptionnelle est sidérante: inconscience générale, rentabilité à court terme, fragilisation du service public, hésitations, mépris de l’humain, tels sont en partie les causes de notre situation actuelle.

Malgré les mesures prises pour sauver les entreprises et les emplois, les inégalités sont persistantes et même amplifiées, faisant plongé certains de la précarité à la pauvreté. Comment se traduiront-elles ?

Les activités culturelles sous toutes leurs formes ont continué pendant l’occupation – sous surveillance certes – alors que leur arrêt pendant le confinement a touché durement le monde artistique. Mais les possibilités des nouvelles technologies ont permis une invention au quotidien et une redécouverte ou un intérêt plus intense pour le cinéma, la musique, le théâtre, les musées ou autres au sein d’un espace fermé.

La touche optimiste et commune aux situations de crise vient de la solidarité qui se propage spontanément chez les gens “d’en bas“, généreux, créatifs et optimistes. Ils mettent leurs compétences au service de l’intérêt collectif et du service public. Merci en particulier aux couturières bénévoles de Coaraze (eh oui, il n’y avait pas de couturiers) pour la fabrication des masques. Elles ont pallié aux atermoiements du gouvernement.

ll est rare qu’une maladie ait des répercussions aussi dures et importantes dans tous les domaines au même titre que la guerre de 39-40 et notamment sur l’économie du pays. C’est une récession économique sans précédent pour résoudre une crise de santé publique et pratiquement tout le monde en est conscient et l’accepte dans l’urgence. Mais après ?

Il faudra s’adapter, réapprendre à vivre avec les virus, avec les risques de catastrophes naturelles, à modifier notre système de vie et prendre en compte notre

position minime sur la planète, que l’on a intérêt à respecter avant qu’elle ne se fâche réellement.

Tout un programme si ce n’est pas trop tard.

Remerciements

Les Morts pour la France sont inscrits sur le marbre, ceux du Covid 19 sont anonymes, certains enterrés dans des fosses communes. Et nous sommes au XXIe siècle.

Les héros de la guerre de 39-40 ressemblent fort à ceux de cette crise qui assument leur engagement au péril de leur vie, dans des conditions difficiles imposées par des décideurs qui prennent des décisions plus ou moins bonnes.

Du médecin au personnel soignant, de l’enseignant à la caissière, des agents qui assurent la continuité du service public aux bénévoles qui aident les gens du quartier, ces gens disent humblement faire leur travail, ces gens que l’on ne remarquait pas, ces gens discrets mais indispensables.

Merci à eux et sans doute, espérons-le, un nouveau regard sera posé sur elles et eux. La victoire leur reviendra comme ceux de 39-40.

Comme le dit Edgar Morin, le philosophe et sociologue bientôt centenaire, il ne s’agit pas d’être constamment angoissé, mais il faut s’attendre à ce que surgissent des évènements plus ou moins catastrophiques. Soyons donc prêts à affronter les bouleversements.

Il y aura un après virus, et il faudra non pas penser que tout sera spontanément différent, mais faire preuve de patience, de résilience et de détermination face à l’immobilité de gouvernance de nos dirigeants, face à notre propre propension à ne pas bouger.

Victoire au bout de cinq ans pour les combattants de la 2e guerre. Et nous, quand pourrons-nous crier victoire sur ce monde en voie de déshumanisation et d’incertitude ? Devons-nous chercher à être des vainqueurs ou devons nous seulement nous considérer comme des passants sur cette planète ?

Les parallèles entre les deux crises deviennent plutôt des courbes sécantes en fonction des réactions humaines souvent répétitives. Soyons à la hauteur des enjeux.

Vive la Liberté, l’Égalité et la Fraternité !
Vive la France qui avance !
Vive Coaraze !”

Monique Giraud-Lazzari
Maire de Coaraze

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Mot du maire sur le déconfinement à partir du 11 mai

Coaraze entre confinement et déconfinement

“Chères Coaraziennes et chers Coaraziens,

Confinéˑes depuis le 17 Mars 2020, comme des millions de citoyens du monde, je tenais à vous remercier pour votre discipline exemplaire et votre respect du mot d’ordre « restons chez nous – protégeons nous – protégeons les autres ».

Vous avez fait preuve d’une responsabilité individuelle remarquable en respectant les mesures barrières indispensables pour freiner l’évolution du virus responsable de tant de morts.

Je tenais à saluer également le travail essentiel du personnel de santé et en particulier celui de Coaraze. Comme les autres, ils et elles ont mis leur vie en danger pour soigner les malades du coronavirus. Certains disent eux-mêmes qu’ils n’ont fait que leur travail, mais la reconnaissance par toutes et tous de leur importance dans cette crise sanitaire met en lumière une catégorie de travailleurs – qui sont souvent des travailleuses –  dont les conditions de travail ont été détériorées bien avant l’arrivée du Covid19.

La commune de Coaraze déplore le décès d’un Coarazien, suite à sa contamination par le virus. Nous partageons la douleur de sa famille et de ses amis.

Il est important également de remercier le personnel communal qui a assuré la continuité du service public. Bien que la mairie ait été fermée physiquement au public, les agents d’entretien, l’agent de la régie de l’eau, les secrétaires – qui ont travaillé en alternance afin de répondre à toutes les interrogations des Coaraziens et qui ont assuré une surveillance des personnes vulnérables sur la commune en gardant un contact téléphonique avec elles -, les agents d’animation de l’école qui ont aidés les enseignants pour l’accueil d’enfants du personnel de santé et pour l’entretien des classes, toujours dans le respect des consignes de sécurité.

Merci à toutes et tous les bénévoles qui, spontanément, se sont proposés pour livrer les médicaments, les courses, et pour fabriquer des masques. Ces masques qui sont les arlésiennes de la crise, les témoins de l’impréparation à cette crise de la part de ceux qui nous gouvernent. Le flou des décisions  nous met dans des situations délicates, car entre le dire et le faire, il y a un fossé.

Une distribution des masques sera effectuée par les responsables de quartier après demande en mairie par mail ou par téléphone, responsables identifiés dans le plan communal de sauvegarde pendant les périodes de crise.

La gestion des affaires courantes est encore assumée par l’équipe sortante. Les nouvelles et nouveaux éluˑes ont hâte d’entrer en fonction. Ce devrait être en juin, mais rien de sûr ! En attendant, ils prennent connaissance de leurs domaines d’intervention, participent en tant qu’observateur aux travaux en cours et anticipent sur les projets.

Comme tous les autres chantiers du département, les travaux du parking ont été arrêtés pour la protection des employés. La reprise s’est faite le 27 avril 2020.

Le chantier de la rénovation énergétique au pôle actions jeunesse, arrêté un temps, a repris et la micro crèche pourra rouvrir le 11 mai selon les préconisations de la CCPP.

L’agence postale ouvrira lundi 11 mai 2020, le jour du dé-confinement programmé.

La Maison du patrimoine/Ostau dau patrimòni rouvrira elle le mardi 12 au rythme des horaires d’été.

Pour ce qui est de la Mediatèca, aucune date de réouverture n’a été encore fixée.

La réouverture de l’école

Malgré l’avis défavorable du conseil scientifique chargé du suivi de la pandémie du COVID 19, le Président de la République a décidé la réouverture des classes maternelles et primaires à compter du 11 mai, en laissant, toutefois, le choix aux parents de scolariser ou pas leurs enfants.

Cette ouverture repose, pour une large part, sur la responsabilité des communes bien que les risques concernent les enfants, les enseignants, les parents, le personnel communal des écoles, mais aussi tous ceux qui côtoient directement ces personnes .

À Coaraze, sont prévues les modalités suivantes :

En accord avec les enseignants, les cours reprendront pour tous les élèves  par groupe réduit le 12 mai 2020. L’accueil aura lieu deux jours sur deux par niveau, sauf pour les enfants dont les deux parents travaillent sans possibilité de garde qui pourront être présents toute la semaine.

La rentrée se fera selon les instructions du directeur d’école, notamment l’échelonnement des entrées et des sorties, le décalage des récréations, les mesures de distanciation à l’entrée de l’école. Le règlement sera affiché.

La commune mettra en place les règles d’hygiène indispensables : gel – savon – masques pour les adultes – désinfection du matériel et des locaux par un agent communal.

La cantine ne fonctionnera pas dans un premier temps. Les parents devront assurer un repas froid, les enfants déjeuneront sur leur table de travail ou dans la cantine selon le nombre d’enfants; la désinfection sera assurée systématiquement par les agents communaux.

La pause méridienne est réduite à une heure au lieu de deux. Les enfants sortiront à 15h40, sauf les enfants dont les deux parents travaillent qui seront gardés jusqu’à 16h30 par les enseignants.

Pour l’accueil périscolaire, prendre contact avec le bureau de l’APEEC qui doit prendre sa décision d’ouverture. En cas de non- ouverture, la garderie du matin et du soir sera assurée par le personnel communal.

Les décisions gouvernementales imposées par la loi d’urgence sanitaire se multiplient avec ordre, contre-ordre au jour le jour. On peut comprendre que la situation soit compliquée, mais les responsabilités que les élus locaux doivent prendre sont elles bien établies !

Protéger – tester – isoler tels sont les mots d’ordre en vigueur qui devront être respectés lors du dé-confinement qui devra se faire progressivement.”

Monique Giraud-Lazzari, Maire de Coaraze

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Mot du Maire sur la situation de confinement

” Chères Coaraziennes, Chers Coaraziens,

Depuis une dizaine de jours vous faites montre de votre remarquable sens du devoir civique en respectant les consignes de confinement. Cette solidarité ainsi marquée envers les autres, l’aide que vous apportez aux plus fragiles en les aidant à rester en vie, je tiens à vous en remercier.

Nous vivons un moment sans précédent de notre histoire commune, lutter contre l’invisible peut être angoissant.
Merci pour le calme et la rationalité dont vous faites preuve.
Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont mis spontanément à la disposition de la commune pour proposer leur service, que ce soit pour livrer des médicaments, porter les courses pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, soutenir moralement ceux qui ont peur : un simple coup de téléphone est toujours un moment de pause dans ce contexte anxiogène.
Merci aux secrétaires de mairie qui, même si elles n’accueillent plus physiquement le public, continuent à assumer leurs tâches et aux agents techniques attachés à maintenir la propreté dans la commune et le service de l’eau .

Malgré cette crise sanitaire sans précédent, la mairie assure la continuité du service public. Elle veille à la sécurité des habitants et à l’aide sociale envers les personnes vulnérables.

  • Après un début de confinement un peu hasardeux et pas toujours compris de tous, aucun problème de non respect n’a été jusqu’à présent noté ; la gendarmerie reste mobilisée pour toute intervention nécessaire.
  • Pour vos déplacements, pensez à vous munir de votre carte d’identité, de l’autorisation de déplacement dérogatoire avec heure de sortie et d’un justificatif professionnel si besoin (des autorisations imprimées sont à disposition dans le hall de la mairie, au pied de l’escalier).
  • Les secrétaires restent à votre écoute ; elles vous informent sur les aides possibles soit pour le portage des besoins alimentaires effectué par des bénévoles, soit pour la livraison des médicaments également par un bénévole. L’épicerie « Yannis » prend les commandes et la livraison est faite par des bénévoles.
  • Les services techniques restent mobilisés pour l’entretien de la propreté sur la commune, pour les urgences (chute d’arbre, etc.), pour le service de la régie de l’eau.
  • Une employée communale (Atsem) assiste les enseignants pour la garde d’enfant des soignants à l’école.
  • Certains personnels sont en congé de maladie pour garde d’enfant, les autres assurent leur service en présentiel ou en télétravail.
  • Les déchetteries étant fermées, aucun ramassage d’encombrants ne peut se faire ! Respectez cette consigne, vous protègerez la commune de risques supplémentaires pendant cette crise. Ne déposer pas d’objets encombrants ou tous autres au pied des poubelles collectives. Celles-ci seront ramassées, mais pas vos encombrants ; gardez les chez vous jusqu’à la fin du confinement.
  • S’agissant du brûlage des “déchets verts”, n’oubliez pas de demander une autorisation en mairie. L’autorisation concerne les obligations de débroussaillement obligatoire, les résidus d’oliviers, d’arbres fruitiers, mais pas des déchets verts frais (pelouse, herbes…) Stockez les, compostez les, ou apportez les dans les déchetteries après la fin du confinement.
  • Les accès aux massifs forestiers et aux berges du Paillon sont interdits dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid 19.
  • Nos agents, prestataires et fournisseurs continuent d’être payés.
  • Le chantier du parking est malheureusement arrêté, car il est impossible à l’entrepreneur de respecter les consignes de protection face au virus.

Chères habitantes et chers habitants, soyons toutes et tous civiques et solidaires dans l’intérêt de chacun et de tous.”

Monique Giraud-Lazzari, Maire de Coaraze

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Loi d’urgence sanitaire et Dispositions électorales

LOI D’URGENCE SANITAIRE ET DISPOSITIONS ELECTORALES du 23 mars 2020

En résumé…

> L’élection du 15 mars reste acquise

> Les conseillers municipaux , qui ont été élus au premier tour, entrent en fonction (à une date fixée par décret) au plus tard au mois de juin, après avis du comité de scientifique.  

(Au plus tard le 23 mai le gouvernement remettra ces dispositions au parlement

> La première réunion du conseil municipal se tient au plus tôt cinq jours et au plus tard dix jours après cette entrée en fonction. 

> Le mandat des conseillers en exercice avant le 15 mars 2020 est prolongé jusqu’à cette date.

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