Qualité de l’eau distribuée en 2025 : les résultats des unités de distribution de Coaraze

Suite aux retours de l’Agence Régionale de Santé, nous vous mettons à disposition les fiches d’information concernant la qualité de l’eau distribuée en 2025, pour chacune des unités de distribution de la commune. Ces fiches ont été conçue pour vous fournir des informations claires sur les résultats des analyses*, en conformité avec les normes sanitaires en vigueur. Voici les principaux résultats :

Les analyses sont réalisées, par l’Agence Régionale de Santé , selon des critères stricts de sécurité sanitaire, assurant ainsi une eau potable, propre à la consommation, qui respecte les normes de potabilité établies par les autorités compétentes

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La fiscalité de l’eau : Origine et redistribution des redevances perçues 

L’eau est une ressource naturelle mais nécessite des efforts pour en garantir la qualité et la durabilité. L‘Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse joue un rôle essentiel en récoltant des redevances auprès des usagers pour financer des projets de protection de l’eau. 

Origine des redevances 

Les redevances sont collectées par l‘Agence de l’Eau auprès de tous les utilisateurs : particuliers, industries, collectivités, agriculteurs arrosant,  etc. Ces fonds proviennent principalement de la facturation de l’eau, mais aussi de taxes sur les pollutions et des prélèvements. 

Ils sont utilisées pour financer des actions nécessaires à la préservation des ressources en eau dans notre région et l’amélioration des services de l’eau .

Utilisation des fonds par l’Agence de l’Eau 

Pour mieux comprendre l’origine de ces redevances et leur utilisation, nous mettons à votre disposition la brochure de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse. Celle-ci détaille comment sont collectés les fonds et de quelles façons ils sont réinvestis sous forme d’aides financières pour des actions permettant de protéger les milieux aquatiques , les ressources, les réseaux  d‘eau potable et les systèmes d’épuration.

 

Sécheresse : le stade de vigilance déclenché dans l’ensemble des Alpes-Maritimes

 

Par arrêté préfectoral du 1er juin, l’ensemble des Alpes-Maritimes est placé en stade de vigilance sécheresse.

Malgré les pluies de l’hiver et du printemps, les réserves en eau restent fragiles. Les nappes phréatiques sont en baisse et plusieurs cours d’eau présentent déjà des niveaux habituellement observés en été.

Des gestes de sobriété dès maintenant

Le stade de vigilance ne s’accompagne pas, pour l’heure, de restrictions obligatoires. Il vise avant tout à sensibiliser la population à une utilisation raisonnée de l’eau. Les autorités recommandent notamment

        • Limiter l’arrosage des jardins ;
        • Réparer rapidement les fuites ;
        • Éviter les consommations d’eau inutiles ;
        • Adopter des habitudes plus économes au quotidien.

Si les conditions météorologiques restent défavorables dans les prochaines semaines, des mesures de restriction pourraient être mises en place par la préfecture au cours de l’été.

Restez informés !

 

 

 

Distribution gratuite de composteurs à Coaraze

 

Dans le cadre de son engagement en faveur de la réduction des déchets et du développement des pratiques écoresponsables, la CCPP organise plusieurs distributions gratuites de composteurs dans différents quartiers de Coaraze.

 

Dates et lieux de distribution

 Quartier Calempaou
 Lundi 19 mai
 De 16h30 à 18h30
 À l’intersection avec le chemin du Mouliner, au niveau des conteneurs

 Quartier Les Faïsses
 Jeudi 10 juillet
 De 16h30 à 18h30
 À l’intersection du Plan de Linéa, au niveau des conteneurs

Route du Soleil
Mardi 22 juillet
De 16h30 à 18h30
Devant la chapelle Saint-Sébastien

Les habitants sont invités à venir récupérer gratuitement leur composteur aux dates indiquées.

 

Qualité de l’air : une information en temps réel sur le site de la commune

Dans le cadre du Plan de Protection de l’Atmosphère des Alpes-Maritimes (PPA06) et du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) du Pays des Paillons, les élus se sont engagés à mieux informer les habitants sur la qualité de l’air sur notre territoire.

Pour répondre à cet objectif, l’observatoire régional AtmoSud, spécialisé dans le suivi de la qualité de l’air en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, met à disposition des communes un outil simple et accessible.

Un widget a ainsi été intégré sur la page d’accueil du site internet de la commune. Il permet à chacune et chacun de consulter en temps réel la qualité de l’air locale, grâce à des données actualisées en continu. 

Cet outil pratique offre une meilleure visibilité sur notre environnement au quotidien et permet à tous d’adapter, si nécessaire, certaines activités en fonction des conditions de qualité de l’air.

Pour aller plus loin et suivre la qualité de l’air dans les communes des Alpes-Maritimes, vous pouvez consulter le site :  Inspirer un air meilleur | AtmoSud

Opération « Collecte des Sapins » : Recyclez votre arbre de Noël à Coaraze !

 

La Communauté de Communes, en partenariat avec les communes du Pays des Paillons, renouvelle cette année l’opération «  Collecte des sapins » pour permettre à chacun de recycler son sapin naturel dans le respect de l’environnement.

 Du 26 décembre 2025 au 16 janvier 2026,

Le point de collecte est situé derrière le bar-épicerie A Cò de Béla, (au niveau du parking).

Travaux d’élagage et abattage sur Coaraze, du 15 au 31 août

    Des travaux d’élagage et d’abattage seront prochainement réalisés sur le territoire de notre commune. Ces opérations sont menées conformément à l’article 12 de la Loi du 15 juin 1906 sur les distributions d’énergie, ainsi qu’à l’arrêté du 17 mai 2001 relatif aux conditions techniques des lignes électriques.

Ces travaux sont nécessaires pour garantir :

      • Le bon fonctionnement des lignes à haute tension,

      • Et la sécurité des personnes aux abords de ces ouvrages.

Ils seront effectués par des entreprises spécialisées mandatées par RTE (Réseau de Transport d’Électricité).

En cas de contestation, les intéressés pourront s’adresser au représentant  local de RTE qui assure le contrôle des travaux :
RTE GMR Côte d’Azure CS 23247 06205 NICE          
Kevin ROSSI (07 60 99 28 82)

Pour en savoir plus sur les pratiques d’entretien de la végétation autour des lignes électriques, vous pouvez consulter le guide des bonnes pratiques en cliquant sur ce lien : GESTION DE LA VÉGÉTATION – RTE

Sécheresse : 40 communes dont Coaraze passent au stade alerte !

  Communiqué du 29 juillet 2025

      Après deux années marquées par une sécheresse exceptionnelle en 2022 et 2023 sur le département des Alpes-Maritimes, la pluviométrie sur la période de recharge hydrologique entre septembre 2023 et fin mars 2024 avait permis d’inverser la tendance, accordant aux maralpins un répit climatique durant la saison estivale 2024.

Concernant la période hydrologique s’étirant du 1er septembre 2024 au 21 juillet 2025, à l’échelle départementale, Météo France relève un cumul pluviométrique légèrement excédentaire d’environ 1162 mm pour une normale de 1033 attendue.

Néanmoins, le mois de juin 2025 a accusé un déficit pluviométrique de près de 86 %. Le mois de juillet 2025 est pour sa part déficitaire de près de 40 %.

Les niveaux des cours d’eau et nappes superficielles, en particulier sur le littoral azuréen, sont inférieurs à ceux de 2024. L’indice d’humidité des sols au 21 juillet 2025 montre des écarts à la médiane de -20 % à -30 %.

Par ailleurs, hormis le mois de septembre 2024, l’ensemble des mois de cette saison hydrologique (septembre 2024 – juillet 2025) se caractérise par des anomalies positives de la température moyenne : +4°C sur le mois de juin.

De plus, les dernières prévisions de Météo France annoncent une saison estivale plus chaude que la normale.

Les prévisions météorologiques actuelles n’indiquent aucun changement significatif dans cette tendance.

Au vu de ces éléments et d’une dégradation des débits sur le littoral azuréen, le comité ressource en eau s’est réuni le 25 juillet 2025 sous la présidence de Patrick Amoussou-Adéblé, secrétaire général de la préfecture, et s’est prononcé en faveur du déclenchement de mesures de restriction d’eau.


Stade d’alerte sur les bassins versants : 

      • des Paillons (Bendejun, Berre-les-Alpes, Blausasc, Cantaron, Châteauneuf-Villevieille, Coaraze, Contes, Drap, l’Escarène, Lucéram, Peille, Peillon, Touët-de-l’Escarène)
         
      • de la Brague (Antibes, Biot)
         
      • de la Siagne amont (Cabris, Escragnolles, Grasse, La Roquette-sur-Siagne, Le Tignet, Peymeinade, Saint-Valliers-de-Thiey, Saint-Cézaire-sur-Siagne, Spéracèdes, Bar-sur-Loup, Châteauneuf-de-Grasse, Gourdon, Opio, le Rouret, Valbonne)
         
      • de la Siagne aval (Auribeau-sur-Siagne, Cannes, La Roquette-sur-Siagne, Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Mouans-Sartoux, Mougins, Pégomas, Théoule-sur-Mer, Vallauris)
         

Stade d’alerte renforcée sur le bassin versant de la Cagne (Cagnes-sur-Mer, la Gaude, Saint-Jeannet, Saint-Paul de Vence, Vence)
 

Stade de vigilance sur les autres bassins versants.


« Depuis le démarrage de la saison estivale 2025, la nouvelle augmentation des prélèvements et consommations exerce une pression sur la ressource en eau. J’appelle l’ensemble des maralpins, particuliers et professionnels, mais également les touristes à faire preuve de civisme et de sobriété dans leurs usages de l’eau pour concilier les besoins de tous tout en préservant nos ressources et les milieux aquatiques. »
Laurent HOTTIAUX, Préfet des Alpes-Maritimes

Retrouvez sur https://vigieau.gouv.fr/ les éco-gestes à adopter pour réduire sa consommation d’eau.

Source: Sécheresse : 40 communes au stade alerte et 5 communes en alerte renforcée – JUILLET – 2025 – Espace Presse – Actualités – Les services de l’État dans les Alpes-Maritimes

Point sur la ressource en eau à Coaraze : une situation sous surveillance

Quelques chiffres : 

    Après une saison de recharge efficace des aquifères, la période estivale a débuté dans de bonnes conditions, avec des débits enregistrés fin mai de 415 m³/jour au Joncas et 450 m³/jour au Terron.

Depuis, on observe toutefois une baisse significative des ressources, avec une diminution rapide estimée à 4,7 m³/jour pour le Joncas et 3 m³/jour pour le Terron.

Début juillet, la disponibilité était descendue à 250 m³/jour pour le Joncas et 290 m³/jour pour le Terron.

Les besoins moyens en eau potable observés au mois de juin sont de 46 m³/jour pour l’alimentation des quartiers Sud (1) et de 235 m³/jour pour l’unité principale du village (2).

Si la tendance actuelle de diminution se poursuit, la capacité de distribution pourrait être mise sous tension dès la mi-juillet.

Nous devrons alors activer l’unité de secours de pompage en rivière sur le Paillon. Ce dispositif reste cependant soumis à plusieurs aléas : turbidité de l’eau brute, faible débit d’étiage, etc.

Nota 1 : Ce besoin est relativement élevé par rapport aux saisons estivales précédentes, où il était de l’ordre de 30 m³/jour.
Nota 2 : Le besoin de l’unité principale est comparable à celui des étés précédents.

 


Il est donc nécessaire de rappeler les recommandations habituelles d’un usage attentif et modéré de l’eau potable telles que :

        • Limiter l’arrosage des jardins, privilégier les heures les plus fraîches (tôt le matin ou en soirée)

        • Réduire les lavages extérieurs (voitures, terrasses…) ou les reporter

        • Privilégier les douches courtes plutôt que les bains

        • Ne pas laisser couler l’eau inutilement (pendant le brossage des dents, la vaisselle…)

        • Vérifier et réparer les fuites (robinets, chasses d’eau, arrosage automatique…)

 

Par ailleurs, l’interdiction de baignade dans le cours du Paillon, en amont de la station de potabilisation, reste en vigueur afin d’éviter tout risque de pollution des eaux brutes et l’éventuel arrêt du pompage (arrêté du 30 juin 2022).

=> Consulter l’article sur l’interdiction de baignade sur le site du Planfae : https://coaraze.fr

Évolution des débits de la source du Terron depuis le début de l’année (courbe verte) comparée au débit nécessaire pour couvrir les besoins estivaux (courbe violette).

Combattre le moustique tigre

Combattre le moustique tigre n’est pas facile mais indispensable !

 

        Petit, agressif, diurne… le moustique tigre (Aedes albopictus) vous a gâché la vie l’été dernier ? Pour réduire ses nuisances, il existe des solutions simples à mettre en œuvre dès le début du printemps, sans attendre de se faire piquer par la première spécimen (seule la femelle pique). Faute de mesures précoces, la situation peut devenir ingérable : une femelle de moustique tigre vit environ trois semaines, pendant lesquelles elle est capable de pondre jusqu’à 200 œufs par ponte, à raison d’une ponte tous les quatre jours.

 
Connaître ses habitudes

Contrairement aux moustiques plus communs (Culex pipiens et Culiseta annulata), le tigre ne pond quasiment jamais dans l’eau. La femelle dépose ses œufs sur les parois asséchées et verticales de toutes sortes de contenants, quelques millimètres au-dessus du niveau de l’eau. Aussi ne se reproduit-elle pas dans les milieux naturels, comme les mares, les fossés ou les marais. Il s’agit d’un insecte plutôt urbain ou périurbain, qui aime le béton et le plastique.

le moustique tigre ne se développe pas dans les grands volumes d’eau. Donc, pas de panique avec la piscine du voisin ! Elle n’attirera pas spécialement les moustiques tigres, surtout si elle est entretenue et traitée au chlore. En revanche, Aedes albopictus aime l’eau stagnante (sans mouvement, qu’elle soit claire ou pas), et le moindre objet creux peut devenir un site de ponte, autrement désigné comme « gîte larvaire ». Un simple bouchon de bouteille lui suffit.

Les œufs peuvent rester tout l’hiver en « diapause » sur les bords du récipient. Ils sont très résistants, y compris au gel et à la sécheresse. Aux premières pluies ou arrosages de printemps, lorsque les parois du contenant sont submergées, ils vont éclore, et les larves commencer à se développer dans l’eau. Entre l’éclosion de l’œuf et l’émergence de l’adulte, il faut compter huit jours en période chaude, mais plusieurs semaines quand la température de l’eau n’est pas très élevée.

 

Faites la guerre à tous les petits récipients d’eau

  • Les objets :

« La lutte contre les gîtes larvaires, c’est la base fondamentale, insiste Guillaume Lacour, entomologiste médical et responsable scientifique à Altopictus, une entreprise spécialisée dans la lutte contre le moustique tigre. Les autres actions viendront seulement en complément. » Pots, arrosoirs, jouets pour enfant, soucoupes, outillage de jardin, pluviomètres, siphons extérieurs, pieds de parasol, bâches, brouettes, vieux pneus… Tous les objets peuvent devenir des sites de ponte. Il est donc primordial de les vider très régulièrement, de les mettre à l’abri ou de les positionner pour qu’ils ne puissent stocker aucune goutte d’eau (arrosoirs tête en bas, seaux retournés, etc.).

Pour les plantes en pot, il est conseillé de mettre du sable dans la coupelle, ce qui permet d’arroser la plante sans que l’eau ne soit exploitable par le moustique. Enfin, prenez garde à certaines plantes à larges feuilles pouvant retenir l’eau.

  • Les récupérateurs d’eau :

L’opération s’avère un peu plus complexe avec les récupérateurs d’eau, l’un des lieux de prédilection du moustique. Placez une moustiquaire sur les tonneaux. L’eau continuera à aller dans le récupérateur, mais pas les moustiques. Une fois en place, le dispositif est pérenne.

  • Les autres endroits sensibles de la maison :

Les rigoles : n’oubliez pas de les nettoyer régulièrement pour éviter qu’elles ne se bouchent et que l’eau y stagne.

Les regards de descente de gouttière : ils font partie des lieux pas simples à gérer. Comme pour les récupérateurs avec robinet, Altopictus préconise de couper la gouttière un peu au-dessus du regard et d’équiper ce dernier d’une moustiquaire pérenne.

Autre solution : combler le « piège à sable » présent au fond du regard avec du béton, jusqu’au niveau du tuyau d’évacuation pour éviter toute eau stagnante. S’il s’agit d’un regard en ciment, vous pouvez tout simplement y verser de l’eau bouillante. Une solution fatale aux larves, mais temporaire…

Les terrasses à plots posées sur du béton : c’est l’un des obstacles majeurs à la lutte contre le moustique tigre. L’eau passe à travers les planches ou les dalles et stagne en dessous en raison de l’absence ou d’une mauvaise évacuation.

Si aucune évacuation n’est possible, vous pouvez recourir à un produit liquide à base de polydiméthylsiloxane (PDMS). Un film de silicone va s’étaler sur toute la surface de l’eau et étouffer les larves en les empêchant de respirer à la surface. Attention : « On ne peut pas utiliser ce type de produit à base de pétrole si l’eau retourne dans la nature ou s’évacue ensuite en station d’épuration », prévient le spécialiste d’Altopictus. Il existe d’autres produits du même type, mais à base d’huiles végétales, moins problématiques pour l’environnement.

 

Créez un environnement hostile au moustique tigre

  • De l’air : le moustique tigre aime se reposer dans les herbes ou les broussailles à l’abri du vent. Il ne vole jamais très haut, et pique plutôt au niveau des jambes et des chevilles. Lors du déjeuner sur le balcon ou la terrasse, utilisez un ventilateur.

 

  •  Des oiseaux : même si aucune étude ne montre pour l’heure que les oiseaux ont intégré le moustique tigre à leur menu, vous pouvez tout de même tenter l’installation de nichoirs à martinets, hirondelles, rougequeues ou encore gobemouches. En revanche, si les chauves-souris peuvent être utiles pour les moustiques communs, elles ne chasseront pas le tigre, trop diurne pour elles.

 

  • Des poissons :si vous avez un bassin, mettez-y des poissons qui se régaleront des larves.

 

 

Se protéger à l’intérieur et à l’extérieur

 Il faut équiper toutes les fenêtres de moustiquaires pour pouvoir aérer son logement sans prendre le risque de se faire piquer, À l’extérieur, portez des vêtements amples et clairs, le moustique préférant les couleurs sombres.

Utilisez des répulsifs. Les plus efficaces sont à base de DEET, d’IR3535 ou d’icaridine, même si toutes les références ne se valent pas. Certains produits à base de citriodiol, qu’on peut aussi trouver sous le nom de PMD ou d’huile essentielle d’eucalyptus citronné (ou citriodora), se révèlent efficaces selon des tests réalisés par l’UFC-Que choisir et 60 Millions de consommateurs. Tout dépend de leur formulation. Ces répulsifs avec huiles essentielles sont cependant déconseillés pour les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes ou allaitantes.

Faut-il acheter un piège ? Pièges à CO2, pièges-pondoirs, pièges à larves, pièges à femelles gravides : il en existe différents types. Tous ne sont pas forcément adaptés et tous ne se valent pas. Et surtout, un piège ne doit venir qu’en complément de la lutte hebdomadaire contre les gîtes larvaires. Ne vous précipitez pas sur le premier attrape-moustique vendu.

Il est conseillé les pièges à femelles gravides, c’est-à-dire ceux qui vont attirer et piéger les femelles à la recherche d’un lieu de ponte : « L’efficacité des pièges Biogent BG-GAT a été prouvée scientifiquement. Les femelles sont attirées par l’eau qui stagne au fond du récipient. Un filet les empêche d’accéder à l’eau, et quand elles veulent ressortir, elles se retrouvent collées sur la paroi intérieure. » L’entomologiste déconseille en revanche les pièges à larves avec un système d’entonnoir censé bloquer la sortie des moustiques. Il cite l’exemple de trois habitants qui s’en étaient équipés : « Dans les trois cas, le piège ne piégeait plus, mais il produisait des moustiques. Il suffit que le couvercle bouge un peu pour qu’il devienne un super gîte larvaire. »

De façon générale, Altopictus recommande de privilégier des pièges imagocides, c’est-à-dire qui tuent les moustiques adultes, « sans produit biocide, à placer en extérieur, qui ont démontré leur efficacité contre le moustique tigre (BG-Mosquitaire, BG-GAT, Mosquito-Magnet, Biobelt) et avec un meilleur rapport coût-efficacité ». Côté prix, le BG-GAT reste le plus accessible, aux alentours d’une soixantaine d’euros le pack de deux.

 

Sensibiliser votre voisinage

« Le moustique tigre vole peu,. Il ne dépasse pas un rayon de 150 m. Si on arrive à mobiliser son voisinage, on peut réellement réduire les nuisances. La lutte doit être communautaire. »

Mais le sujet est explosif, constate le spécialiste. L’insecte peut devenir un motif de conflit important avec ses voisins. Aussi la diplomatie est-elle de mise. « Il ne faut pas vouloir imposer les choses. Invitez vos voisins à l’apéro. Montrez-leur comment vous avez procédé pour vous débarrasser des larves de moustiques dans votre récupérateur d’eau ou votre regard, par exemple. »

Le moustique tigre peut aussi être un vecteur de liens. Dans certaines villes, des citoyennes et citoyens se sont emparés du sujet et transmettent bénévolement les bonnes pratiques aux habitants du voisinage. Pourquoi ne pas créer une « brigade du tigre » dans votre quartier, comme l’ont fait des Toulousaines et Toulousains ?