Retour sur la 22ème édition des Voix du Basilic

« En arrivant hier samedi sur la place du château et en vous revoyant, amiˑes du livre et de la lecture, j’avais l’impression qu’on s’était quitté la veille ». En s’exprimant ainsi en clôture de la 22e édition des Voix du Basilic, Alain Ribière, adjoint à la culture   à la mairie de Coaraze, soulignait l’ancrage profond de cet événement littéraire majeur dans la vie coarazienne.

Et pourtant, annulée en 2020, repoussée de mai à septembre en 2021, cette édition était la dernière à se tenir sous cette forme annonça Michel Séonnet, président de l’Association des Amis de l’Amourier, dès l’ouverture samedi. Une annonce que l’assemblée générale tenue le lendemain matin entérina, en envisageant diverses possibilités, mais tout en actant qu’il était impossible que Coaraze reste en dehors de la nouvelle configuration.

En ce mois de septembre, les conditions météo ont été particulièrement agréables pour ces rencontres « littéraires et amicales » largement consacrées à Bernard Noël, décédé en avril dernier, auteur – entre autre – d’un magnifique Dictionnaire de la Commune récemment réédité par les éditions L’Amourier*.

Tables rondes, lectures, rencontres, entretiens avec d’autres autrices et auteurs de L’Amourier, présentation d’un éditeur invité, Artgo&Cie, chansons de la Commune de 1871 ont ponctué deux journées riches et intenses.

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Poursuite de la restauration du Camin vièlh de Niça

Du village, des chemins ruraux desservent les campagnes et assurent les liaisons avec les autres villages de la vallée, mais la voie de passage historique vers Nice ou vers les vallées de la Vésubie ou l’Italie est constituée d’un chemin plus important. C’est le Camin vièlh de Niça.

Bien que largement détruit dans sa partie nord (en direction de la Vésubie) lors de la création de la route carrossable, arrivant à Coaraze en 1876, et par l’urbanisation ultérieure de ce secteur, il subsiste dans la partie sud. De bien meilleure qualité que les chemins ruraux secondaires, il révèle encore un empierrement particulièrement intéressant et qui a retenu l’attention de la commune.

La section particulièrement emblématique située entre la route du Plan de Linea et les deux entrées du village (So Portal et So Portal savel) – qui rassemble pour l’ultime montée au village les voies arrivant de Nice, l’une par la vallée du Paillon (Drap, Contes) et l’autre par les hauteurs (Châteauneuf-Villevieille, chapelle Saint-Sébastien) – a déjà fait l’objet d’interventions visant à redonner tout son lustre à cette calade* :

  • en 2017, des “Ateliers pierre sèche”, organisés par le Pays des Paillons, rassemblent toute une équipe de bénévoles
  • en 2019, une première étape de restauration a lieu dans le cadre d’un appel à projet régional en soutien au petit patrimoine rural. cette première étape avait concerné le tronçon d’arrivée au Portal savel

Les travaux, un temps interrompus, ont repris. Ils sont menés par un artisan murailler-caladeur, Alain Régis, professionnel de la pierre sèche, et son équipe.
C’est aujourd’hui la section du camin proche de sa jonction avec la route du plan de Linea qui est concernée. La remise en état à commencé la dernière semaine de janvier et se poursuit, pierre à pierre, au rythme d’un chantier traditionnel.

Deux rappels :

  • les chemins ruraux sont destinés au passage de marcheuses et marcheurs, pas d’engins motorisés. Les motos y sont strictement interdites sous peine d’amende.
  • subventionnée par la Région et le Département, la restauration de la calade, associée à la restauration de l’échauguette du mur du château, fait également l’objet de l’attention de la Fondation du Patrimoine qui prend en charge une souscription, ouverte à toutes et tous**.

* Une rue caladée, encaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne en Provence et dans le Comté de Nice une rue en pente pavée (de galets) ou empierrée de pierres calcaires. Quand il s’agit de pierres, celles-ci sont posées verticalement, sur champ.
Le verbe calader signifie « paver », « empierrer ». L’artisan spécialisé dans le caladage des chaussées était le caladier (en occitan caladaire). On dit aujourd’hui caladeur.

** Sauvegardons le patrimoine de Coaraze – Aparem lo patrimòni de Coarasa
Si vous souhaitez faire un don, 2 possibilités :
– en ligne sur www.fondation-patrimoine.org/les-projets/calade-et-echauguette-du-vieux-village-coaraze
– par chèque
. à l’ordre de « Fondation du Patrimoine – Calade et échauguette de Coaraze »
. à adresser à :
Fondation du Patrimoine
CCI Nice Côte d’Azur, 20 bd Carabacel
CS 11259 – 06005 NICE Cedex 1

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