Zone de Texte: Le cèpe de Bordeaux 
(Boletus edulis),
de la famille des Boletacées.
Le plus recherché des cèpes,
qui se distinguent 
des autres bolets 
par leur chair très ferme, 
restant toujours blanche.
La couleur de son chapeau,
le plus souvent noisette,
varie selon les variétés 
et l'arbre auquel il est associé.
Les tubes et les pores,
blancs au départ,
virent au jaune clair,
puis au verdâtre. 
La chair a l'odeur
et la saveur de la noisette.
Comestible.  Excellent 

Lo bolet de Bordèu ò sia tèsta de mòro,
(Boletus edulis),
de la familha dei fonges.
Lo mai cercat dei bolets,
que si destinga
dei autres bolets
per una carn ferma,
que s’està sempre blanca.
Lo color dau sieu capèu,
lo mai sovent color avelana,
cambia segon li varietats
e l’aubre en cu es associat.
Lu tubos e espòres,
blancs au principi
van devèrs lo jaune clar
pi au verdastre.
La carn a l’odor
e lo sabor de l’avelana.
Comestible. Excellent 

Zone de Texte: Coaraze
Coarasa

Le nom de Coaraze à travers les siècles

Coaraze en français actuellement.

Coarasa en occitan

La forme la plus ancienne connue apparaît en 1108 : « castellum Caude rase ».

Puis apparaissent dans l’ordre chronologique :

 

Caudarasa (Doublet, page 93 en 1156)

Coarasa (Benoît, 332, en 1235)

Cosarasa ( dans le cartulaire de Saint-Pons en 1240)

Causarasa (dans l’enquête de Charles 1ier en 1252)

Caudarasa (cartulaire de Saint-Pons, en 1376)

Cadarose (Caïs en 1388)

Caudarasa (dans le cartulaire de Saint-Pons en 1415)

Li havem mandat uno letro per Me Steve MILLO, de Coaraza (Meyer, Doc. Lig., 617, en 1598)

D’après André Compan qui a fait une étude sur « L’origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes (CNDP-CRDP  1982), l’étymologie de Coaraze viendrait de la racine *Kos-, qui donne *cosarasa ; le premier –s- intervocalique tombe par dissimilation avec le segond. Ainsi *Kos- représente une éminence à valeur hydronymique.

 

Il existe comme vous le savez un autre Coarraze dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) situé sur un éperon dominant le gave de Pau. André Compan note que les formes anciennes sont identiques à celles de Coaraze (06) : Coarraza (en 1100), Caudarasa au XIIième siècle, Coarasa en 1227.

 

Pour ceux qui penseraient encore que Coarasa signifiraient « Coa rasa » (queue coupée en niçois), en béarnais queue se dit « coda » (lire couda) et on aurait donc la commune de « Coda rasa » en Bearn ce qui n’est pas le cas, la légende d'un diable dont la queue aurait été coupée à ras est belle mais sans aucun lien avec l’étymologie