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Le nom de Coaraze à travers les siècles |
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Coaraze en français actuellement. Coarasa en occitan La forme la plus ancienne connue apparaît en 1108 : « castellum Caude rase ». |
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Puis apparaissent dans l’ordre chronologique :
Caudarasa (Doublet, page 93 en 1156) Coarasa (Benoît, 332, en 1235) Cosarasa ( dans le cartulaire de Saint-Pons en 1240) Causarasa (dans l’enquête de Charles 1ier en 1252) Caudarasa (cartulaire de Saint-Pons, en 1376) Cadarose (Caïs en 1388) Caudarasa (dans le cartulaire de Saint-Pons en 1415) Li havem mandat uno letro per Me Steve MILLO, de Coaraza (Meyer, Doc. Lig., 617, en 1598) |
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D’après André Compan qui a fait une étude sur « L’origine des noms des communes dans les Alpes-Maritimes (CNDP-CRDP 1982), l’étymologie de Coaraze viendrait de la racine *Kos-, qui donne *cosarasa ; le premier –s- intervocalique tombe par dissimilation avec le segond. Ainsi *Kos- représente une éminence à valeur hydronymique.
Il existe comme vous le savez un autre Coarraze dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) situé sur un éperon dominant le gave de Pau. André Compan note que les formes anciennes sont identiques à celles de Coaraze (06) : Coarraza (en 1100), Caudarasa au XIIième siècle, Coarasa en 1227.
Pour ceux qui penseraient encore que Coarasa signifiraient « Coa rasa » (queue coupée en niçois), en béarnais queue se dit « coda » (lire couda) et on aurait donc la commune de « Coda rasa » en Bearn ce qui n’est pas le cas, la légende d'un diable dont la queue aurait été coupée à ras est belle mais sans aucun lien avec l’étymologie |